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Les spécialistes ont parfois du mal à expliquer avec clarté ce qui leur semble évident, n’est-ce pas ? C’est pour cette raison que de nombreux experts s’appuient sur la vulgarisation scientifique. Le but : rendre un propos complexe compréhensible pour les non initiés. Par conséquent, voici nos 7 clés de la vulgarisation scientifique par l’image, issues de quinze années d’expérience.

1. Choix de la cible

Quelle est la cible ? C’est LA première question que nous nous posons lorsque nous souhaitons communiquer. Le but n’est certainement pas de toucher un maximum de personnes, mais plutôt une cible précise. Parce que on ne s’adresse pas à un collégien comme à un adulte !

2. Une bonne raison de communiquer

Expliquer un processus biologique ? Détailler un procédé de fabrication ? Décrire l’état d’avancement de recherches ? Nous pouvons avoir de multiples raisons de communiquer. L’essentiel est de savoir précisément pourquoi. Si c’est flou dans notre esprit, le résultat le sera tout autant !

3. Un sujet précis

Vouloir communiquer, c’est bien. Le faire sur des thèmes intéressants pour notre cible, c’est mieux. Une grande contextualisation intéressera les spécialistes, mais nous perdrons une partie du public. Seul un sujet bien défini permettra de capter l’attention de notre audience.

4. Un propos épuré

On arrive à une étape difficile pour certains experts : celle de la synthèse. Il y a quelques temps, un de nos clients souhaitait expliquer un processus qui s’étalait sur une quarantaine d’étapes ! Nous avons donc épuré, rassemblé, condensé le sujet pour l’exprimer en six étapes clés vraiment essentielles. Ce travail, c’est la rhétorique de l’image. Sans cela, nous aurions perdu l’attention de nombreuses personnes.

5. Des mots en image

Vous vous souvenez de Wallace et Gromit ? Le fameux film d’animation en pâte à modeler… Eh bien, notre méthode s’en inspire. Toutes les idées doivent pouvoir être réalisées mentalement en pâte à modeler. Au bout du compte, ce qui ne peut être exprimé de cette façon, on l’élimine ou on le travaille autrement. La simplicité est notre maître mot.

6. Une mise en scène

Rien n’est laissé au hasard. Objets, formes et couleurs sont représentés par des codes visuels compris de tous. Par exemple, on a l’habitude de représenter une zone d’inflammation douloureuse en rouge. Nous théâtralisons donc le phénomène quitte à prendre quelques libertés. On s’éloigne du réel ? Nous l’assumons. L’essentiel est que cela serve le propos. Ensuite, place à l’action ! Nos chers yeux ne peuvent en suivre qu’une seule à la fois. Alors nous isolons chacune d’elles. Et n’oublions pas une notion importante : le rythme. Il va permettre de garder le public en haleine.

7. Une vue d’artiste

Enfin, la vulgarisation scientifique, c’est aussi un travail de réalisateur. Elle est à la fois explicative, prospective, mais aussi imaginaire et poétique. Dans le sens où elle doit nous aider à transporter le public dans notre univers. Comme pour une peinture, nous réalisons un travail artistique et visuel en essayant d’obtenir de belles lumières, des effets de perspective, une ambiance. Enfin, n’oublions jamais une chose. Le public est très regardant concernant la qualité des images. Lorsque nous envisageons un projet de vulgarisation scientifique par l’image, le résultat doit être « sexy » et plausible !

Illustrateur Scientifique depuis 2002
Directeur de Com par l’image
Agence de communication scientifique par l’image